Sur la théorie du genre.

La vérité n’a pas de parti pris. Le mensonge et la manipulation, non plus. Il règne un confusionnisme tel, de part et d’autre, que démêler le vrai du faux devient autant risqué qu’absurde. 

Il est vraiment loin le temps où les Drag-Queens tablaient dans le second degré kitsch! 

Faire de Freud le Père de la Révolution Sexuelle, c’est de là d’où ça part n’est-ce-pas, est un non-sens. D’une parce que l’homme était un puritain doublé d’un misogyne patenté, et que ceux qui invoquent sa judéité- les ceci et les cela– prennent un peu la peine de regarder ses écrits avant d’émettre des généralités qui ne font qu’aller dans le sens de leurs idéologies réductrices ( Juif, Freud se réclamait d’Athènes ( symboliquement: la Raison) que de Jérusalem ( la Foi) et a contribué à l’émergence du nationalisme austro-hongrois pendant la Première Guerre Mondiale ). Ensuite, le mot sexualité en jargon psychanalytique désigne l’affirmation de soi et non une relation sexuelle au sens propre du terme. Remettons-nous dans le contexte: vous êtes une femme que les normes sociétales assujettissent au rôle de mère ( sinon on vous définit comme une Marie Couche-toi-là!)…vous n’avez pas votre mot à dire…puis un jour, parce que vous exprimez simplement une envie particulière qui parait anormal à votre bourgeois de mari, celui-ci décide ni plus ni moins de vous expédier fissa dans un hôpital psychiatrique pour  » comportement hystérique » ( même genre de sémantique qu’on retrouve chez certaines personnes qui taxent d’antisémite, d’islamophobe, d’homophobe, ou de satanique tout ce qui ne va pas dans leur sens!). Les travaux du neurologue Jean-Martin Charcot aiguilleront le jeune Freud dans ses futurs travaux: ils nous apprennent notamment que l’hystérie n’est pas le privilège des femmes. Pour la faire court chez le Père-Fondateur de la Psychanalyse il est beaucoup question de Pulsions ( Vie, Mort)…et du Complexe d’Oedipe qui, selon ses arguments, si il est correctement franchi par un petit garçon de quatre ans alors amoureux de sa mère ( ou une petite fille du même age amoureuse de son père), fera en sorte d’instaurer la Notion d’Interdit…car trois actes sont condamnables aux yeux de toutes les sociétés humaines: le Meurtre, le Vol, et l’Inceste. Ce qui ne lui évitera pas de se planter dans son ouvrage Totem&Tabou  où il qualifie les peuples animistes de primitifs…or, la thèse est à côté de la plaque dans la mesure où les Aborigènes ( qui selon-lui conservaient intact l’esprit des Hommes Préhistoriques car n’ayant pas réussi leurs Complexes d’Oedipe) ne sont pas culturellement des Européens imprégnés d’un esprit judéo-chrétien…et que la figure d’autorité est l’oncle maternel.

En France, la version officielle serait que Mai 68 serait le porte-étendard de la Révolution Sexuelle. Il n’en est rien. Tout d’abord parce que le début du vingtième siècle aura vu la perte des institutions religieuses ( qui cherchent encore et encore à revenir pour mettre les individus sous leurs jougs), que le modèle patriarcal se sera vu remis en cause par le féminisme émergent, et qu’entre les deux guerres naîtront des médicaments capables de mettre fin aux maladies vénériennes comme la Syphilis. Partisans et détracteurs citent aussi les Rapport Kinsey aux USA, or si ces dernières révèlent bien que les pratiques sexuelles des américains sondés ne correspondent nullement au modèle hypocrite et puritain il n’en reste pas moins que des voix remette en cause sa véracité ( l’échantillonnage, le volontariat des individus interrogés, les vues biaisés du docteur).

Lorsque Najat Vallaud-Belkacem, actuelle ministre du Droit des Femmes, prétend que la Théorie du Genre n’existe pas on en vient facilement à croire que c’est une part insoupçonnée de naïveté qui se révèle chez une personne évoluant au sommet d’un milieu où les plus naïfs se font bouffer ou bien que c’est d’une fumisterie insultante. Le terme exact est Gender Studies, et traduit correctement ça donne études du genre– à l’instar de New World Order qui ne signifie pas Nouvel Ordre Mondial mais Ordre du Nouveau-Monde.  Elles s’appuient sur différentes disciplines: art, histoire, anthropologie, sociologie, biologie, psychologie, ou encore le droit. Elles sont parties des études d’un sexologue controversé, John Money, sur un sujet hermaphrodite et sur des jumeaux que le destin aura prédestiné à des sujets de blocs opératoires jusqu’à leurs suicides. Leurs objectifs est de remettre en cause tout ce qui oppose le masculin du féminin afin de soi-disant détruire les pré-conçus sexués, donc de remettre en cause les perceptions qu’on a du rôle de chacun au sein d’une société.

Bien plus modérée sur le sujet que certains autres voyant « Satan de partout » Julie Graziani admettait que vouloir interdire l’enseignement de la Théorie du Genre à tous les étages serait contreproductif, et notamment dans les milieux universitaires ( ou post-bac) qui quoiqu’on en pense sont pionniers dans les pensées. Fin des années 2000, du haut de mes vingt-six ans, j’entendais pour la première fois parler de ça à l’occasion d’un module sur le féminisme. Nous y apprenions que les anglophones ne catégorisaient pas les individus selon leurs sexes contrairement à nous, mais selon le genre. Et à elle de nous expliquer que biologiquement, historiquement, rien n’était vraiment déterminé, citant l’exemple de la transsexualité culturelle chez les Inuits. Un autre intervenant, très impliqué pour la lutte en faveur des sans-abris, évoquera celle des tahitiens ( et le fait que beaucoup de prostitué transsexuel sont à majorité tahitienne). Il faut savoir que les civilisations Inuits se sont développés autour des Chamans, qui partent de l’idée qu’ils sont au-delà du clivage masculin-féminin pour communier avec les esprits, et que l’identité sexuelle d’un individu est décidé après sa naissance ( ainsi des bébés masculins peuvent être désignés comme féminin et inversement). Les Tahitiens admettent, il est vrai, l’existence d’un troisième type ( les garçons jugés efféminés apprennent des tâches réservées aux femmes).

Et évidemment, modèle de chez modèle chez les socio-démocrates tendances bobos, il fallait féliciter le modèle nordique pour sa lutte en faveur de l’égalitarisme.

D’une dérive l’autre. Là où Lévy-Strauss nous apprenait que le barbare n’était pas forcément celui qu’on croit, nous avons une gauche égalitariste qui n’a retenu aucune leçon du soviétisme. Il ne peut pas y avoir d’égalité sans différence. C’est justement parce qu’il y a différence qu’on peut ensuite conceptualiser l’égalité, et la seule qui soit admise dans l’espèce humaine c’est l’égalité devant la loi (deux affaires similaires n’aboutiront pas sur le même verdict, parce que mathématiquement c’est impossible!). Cet égalitarisme aveugle en vient à commettre la même erreur que maints savants ou chercheurs d’antan qui à force de certitudes absolues qualifiaient d’Üntermenschen d’autres types d’individus appartenant à d’autres civilisations. Sauf que la cible ici ce serait l’hétérocentrisme coupable d’avoir fourni les matériaux au machisme occidentalo-chrétien misogyne à tendance conquérant. Celui-ci prend source dans notre hexagone, avec les écrits de la puritaine Simone de Beauvoir qui prétendent que la femme serait supérieure à l’homme.

Les tribus africaines subsahariennes, elles, considéraient l’homosexualité comme une tare, et notamment parce que contextes de guerres tribales oblige on encourageait la reproduction avant tout. Ce qui déjà invalide l’idée que toutes les civilisations qualifiées de  » primitives » observaient des pratiques sexuelles que des Inquisiteurs auraient qualifié de sodomites.

Pour revenir à Freud l’Inconscient ne détermine pas les sexes. Seulement, sa thèse du Complexe d’Oedipe précise que justement un enfant mâle va du Complexe d’Oedipe sortir en faisant un Oedipe inversé, ceci en s’aidant d’une Angoisse de Castration nécessaire pour lui spécifier la séparation biologique des sexes et lui faire comprendre qu’il a tout intérêt à investir son amour pour une autre personne du sexe opposé. Une petite fille, désirant au départ un enfant de son père, finira elle par se prédestiner à son futur rôle de mère et d’épouse.

En Suède, le lobby féministe va jusqu’à exiger que les catalogues de jouets arrêtent de placer des garçons jouant à la guerre dans des décors bleus et une fille en train de repasser dans des décors roses. Certes, les jouets peuvent être des outils de conditionnement. Les G.I Joe sont destinés à promouvoir la puissance de l’Armée Américaine chez des petits américains à formater. On comprend aussi que des petites filles pourvus d’articles ménagers ou prenant soin de leurs poupées ça puisse agacer dans la mesure où c’est très réducteur, c’est rétrograde. Hélas, ce n’est pas dans cette visée-là que le féminisme suédois agit.  Le féminisme suédois considère l’homme comme un animal à domestiquer absolument…à castrer absolument. Dans une posture talibannesque, en croisade contre ce qu’elles assimilent aux valeurs phalliques, elles ont préconisé la séparation des sexes dans les transports en commun, la féminisation forcée de tout enfant de sexe mâle, et le monde entier aura écarquillé les yeux devant un projet de loi qui devait forcer les hommes à uriner assis

Entendrons-nous un jour parler de complémentarité? Vivement la modération.

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